Les 1/8èmes de finale du championnat de France de D2 nous ont réservé deux surprises et non des moindres et des interrogations.
La première est celle de l'élimination des Français Volants. Classés premiers de la poule B durant la saison régulière avec 13 victoires, 66 buts et 36 encaissés (meilleure défense), les Parisiens se posaient en légitimes prétendants à la montée. Pourtant, le match aller à Compiègne, classé... 8ème de la poule A, aurait dû sonner comme un sévère avertissement avec une défaite 4-3. Pour Ansellem et sa troupe, rien de bien dramatique en soi puisque le retour se déroulait à Bercy. Mais entre-temps, les Gothiques d'Amiens se sont fait éliminer de la course aux playoffs. Conséquence, les juniors du groupe Magnus sont venus renforcer les Lions et ont fait le travail. La différence s'est fait sentir puisque les Parisiens, qui méritaient beaucoup mieux, n'ont rien vu venir et se sont inclinés 7-4. Soit une moyenne de 5.5 buts encaissés en deux matchs alors qu'ils n'en avaient encaissé que 2.25 par match en 16 rencontres.
La deuxième surprise nous arrive de Vendée. Certes, La Roche-sur-Yon n'avait pas l'ambition de monter mais, au vu de la saison régulière, on pouvait s'attendre à beaucoup mieux avec cette équipe. Deux défaites dans le temps réglementaire, onze succès au total, deuxième meilleure défense de la poule A avec 3 buts encaissés par match. Voilà les statistiques du 3ème. En face, Valence n'avait rien à perdre, et l'a prouvé dès le match aller en s'imposant sur sa glace, 4-3, grâce notamment à un doublé de Corentin Cervoni.
Le retour en Vendée s'annonçait donc périlleux pour les Lynx car l'avance prise semblait insuffisante face à une équipe qui ne connaissait pas la défaite à domicile, mais ils tenaient bon et menaient même 3-1 alors que l'on amorçait la 42ème minute de jeu. L'Hogly ne reviendra plus, l'écart était trop grand et une bagarre générale éclatait en fin de match. Les supporters vendéens retiendront que leur équipe, invaincue à la maison, ne s'est fait battre qu'une fois, au plus mauvais moment.
Parisiens et Vendéens pourront refaire cent fois leur rencontre dans leurs têtes que rien ne changerait. La faute à qui ? Certainement à cette maudite formule du simple aller-retour qui n'autorise aucune erreur après une saison pleine et entière. Il faut attendre les demi-finales pour voir un semblant de compétition avec une qualification au meilleur des trois matchs. Dommage pour l'intérêt de cette division qui mérite que l'on s'attarde un peu plus sur elle tant elle nous a donné du spectacle et de l'émotion jusqu'alors. Et je ne parle même pas ici du fait que, sur les neuf équipes en lice dans chaque division, huit obtiennent leur billet pour les playoffs. Celle qui est éliminée n'a même pas la pression de la descente sportive puisqu'elle n'existe pas.
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