Accueil   Editorial   Liens   Stages et Tournois   Boutique   Petites annonces   Partenaires   Nos flash infos   fb   instagram   youtube   twitter   RSS
 
 
Hockey sur glace - Ligue Magnus
LA PROMOTION EN MAGNUS DEVIENT ILLUSOIRE !
 
L’arrivée de nouveaux clubs dans la Ligue Synerglace Magnus est au point mort depuis plusieurs années. Tristan Alric, créateur de la Coupe Magnus, explique les raisons pour lesquelles les candidats ne se bousculent pas dans la Division 1 pour rejoindre l’élite du championnat de France.
 
Media Sports Loisirs, Hockey Hebdo Tristan Alric le 30/04/2026 à 11:00

Tribune N°132

 
 

LA PROMOTION EN MAGNUS DEVIENT ILLUSOIRE !
 
 
 
Cela fait maintenant sept saisons consécutives que la Ligue Magnus professionnelle est devenue en quelque sorte une « ligue fermée ». Comme je l’expliquerai un peu plus loin, c’est une expression qui n’est pas appropriée. Toutefois, force est de constater que depuis que le club de Briançon a été promu sportivement en 2019, après avoir battu Neuilly-sur-Marne en série finale de la Division 1 (Strasbourg relégué de l’élite), aucun autre club n’a pu obtenir une promotion à la régulière.
Pendant ce laps de temps, c’est uniquement sur tapis vert que deux clubs évoluant en Divisiion 1 ont pu monter malgré tout dans la Ligue Magnus en bénéficiant contre toute attente d’un passe-droit exceptionnel grâce à une promotion administrative.
Ce fut d’abord le cas en 2020 du club de Cergy-Pontoise, classé premier de la saison de la Division 1 (séries finales annulées à cause du coronavirus) suite à la liquidation judiciaire du club de Lyon. Puis, ce fut au tour du club de Marseille en 2023 d’être également très chanceux puisqu’en étant classé seulement onzième de la Division 1, l’équipe phocéenne a pu monter quand même après la liquidation de Mulhouse.
Les « Spartiates », qui étaient des soldats en cours d’instruction avec un niveau de jeu encore très perfectible, ont profité contre toute attente d’une occasion inespérée puisque les dix premiers du classement de la Division 1 ont tous refusé la promotion dans l’élite professionnelle !
 
ON A INTERDIT À BRIANÇON DE REDESCENDRE !
 
Je trouve regrettable que l’accès à la Ligue Synerglace Magnus professionnelle continu donc depuis maintenant sept ans d’être un leurre totalement inopérant et que la promotion soit devenue une sorte de mirage pratiquement inaccessible. Ce blocage provoque un entre-soi répétitif et une « consanguinité » très dommageable car il empêche la régénération des clubs dans l’élite. Cette absence récurrente de nouveaux promus prouve une chose indiscutable et très inquiétante : que la situation financière des clubs reste très problématique dans le hockey sur glace français lorsqu’ils ambitionnent d’évoluer au plus haut niveau qui nécessite des investissements qui ne sont pas à la portée de tous les clubs de l’hexagone.
J’en veux pour preuve l’exemple flagrant des « Diables Rouges » de Briançon. On se souvient que ces derniers ont connu un véritable enfer sportif après leur retour dans la cour des grands en 2019 puisqu’ils ont terminé ensuite derniers du classement final de la Ligue Magnus à cinq reprises consécutives de 2020 à 2024.
Malgré ce passage à vide très impressionnant du club des Hautes-Alpes, aucune autre équipe de la Division 1 n’a eu la possibilité règlementaire de prendre la place laissée théoriquement vacante alors que les dirigeants Briançonnais demandaient pourtant avec insistance de quitter volontairement l’élite professionnelle !
Le même blocage persiste encore aujourd’hui dans le bas du tableau de la Ligue Magnus puisque à l’issue de ces deux dernières saisons le club voisin départemental de Gap a terminé à son tour dernier du championnat de France en 2025 et en 2026. Cela n’a pas empêché pourtant les « Rapaces » d’annoncer avec soulagement qu’ils resteront dans l’élite la saison prochaine en l’absence, une fois encore, d’un remplaçant éligible.



Tristan Alric, créateur de la Coupe, semble songeur en regardant le trophée qui est exposé dans les patinoires qui reçoivent les séries finales de la Ligue Magnus.
 
DIX PROMOTIONS SPORTIVES CONSÉCUTIVES AU DÉBUT DE LA LIGUE
 
Depuis son lancement en 2005 avec la nouvelle appellation officielle de « Ligue Magnus », notre championnat professionnel a pourtant connu d’abord un brassage très salutaire avec un total de dix promotions sportives successives. Dans un premier temps, il y a eu les arrivées erratiques de Caen (deux fois en 2005 et 2010), de Neuilly-sur-Marne (deux fois en 2008 et 2011) et de Mulhouse (deux fois en 2012 et 2017). Mais aussi la promotion de quatre autres clubs qui n’ont pas fait en revanche le yoyo : Brest, Bordeaux, Anglet et Briançon.
Toutefois la « source » permettant l’arrivée de nouveaux venus s’est désormais tarie puisque depuis maintenant sept saisons la Ligue Magnus s’est donc complètement figée en gardant ses douze clubs habituels. Si on excepte les deux cas particuliers que j’ai évoqué, plus rien ne bouge en queue de peloton obligeant le renouvellement sportif de la Ligue Magnus à se mettre au point mort. En d’autres termes, la promotion dans notre vitrine professionnelle est devenue dans les faits un rêve illusoire.
Si la promotion dans la Ligue Magnus « refroidit » autant tous les clubs de la Division 1 et annihile systématiquement leurs volontés de progression, c’est en premier lieu à cause du coût important que représente le budget nécessaire pour pouvoir évoluer (à minima et sans aucune ambition) dans l’élite professionnelle du hockey français qui s’élève théoriquement à 3 millions d’euros. Or, plusieurs clubs de la Ligue Magnus sont encore en-dessous de ce chiffre. Je rappelle que le budget du club de Grenoble pour cette saison s’est élevé à 7,2 millions d’euros, ce qui fait des Brûleurs de Loups le premier budget de la Ligue Magnus. Beaucoup de clubs en sont encore loin ! Autant dire qu’un club qui ambitionne de rejoindre la ligue professionnelle et compte y rester doit avoir une trésorerie très conséquente.
En effet, le club candidat (une espèce désormais en voie de disparition) doit déposer un dossier financier et structurel réellement viable afin d’obtenir l’aval de la Commission nationale de suivi et de contrôle de gestion (CNSCG). Sans oublier une autre obligation règlementaire très importante et impérieuse : que le club candidat à la montée dans la Ligue Magnus soit obligatoirement sacré champion de France de la Division 1. 
C’est pour cette raison qu’on ne peut pas employer pour la Ligue Magnus, actuellement sans renouvellement, le terme impropre de « Ligue fermée ». Car la différence avec le continent nord-américain, c’est qu’outre-Atlantique, il n’y a pas besoin de remporter impérativement un titre national pour pouvoir être éligible, mais le club candidat doit juste avoir des ressources financières très importantes pour demander son incorporation dans le circuit choisi.



Le club de Dunkerque est le seul qui frappe vraiment à la porte de la Ligue Magnus depuis deux saisons en présentant un dossier complet. Mais il n’a pas réussi à remporter le titre de champion de la Division 1, obligation nécessaire pour être promu dans l’élite du hockey sur glace français.


TROIS CLUBS CANDIDATS ONT FINALEMENT RENONCÉ À LEURS PROJETS
 
Cette saison, trois clubs de la Division 1 avaient l’intention de déposer un dossier administratif en vue d’une accession éventuelle dans la Ligue Magnus. Une annonce qu’avait confirmé la Fédération Française de hockey sur glace au début d’année 2026. Mais le directeur juridique de la FFHG, Olivier Molina, avait bien pris la peine de préciser à juste titre que seul le volet administratif était concerné pour le moment car l’accord du volet financier n’était pas encore accordé. Or, c’était l’épreuve la plus difficile à remporter pour ces trois candidats potentiels à la promotion quand on connaît les difficultés à la fois structurelles et financières de notre discipline.
En effet, Caen, Dunkerque et Tours étaient théoriquement sur les rangs au départ pour monter éventuellement dans la ligue professionnelle de notre sport la saison prochaine. Pouvait-on les empêcher de rêver et d’avoir de l’ambition en visant l’accès à la cour des grands ? Mais le problème, c’est qu’un second dossier financier, bien ficelé et surtout viable à long terme, devait être produit dans les semaines suivantes par les trois clubs concernés s’ils voulaient obtenir une candidature complète et actée en vue d’une accession officielle dans la Ligue Magnus.
Comme je l’ai expliqué précédemment, ces trois candidatures hypothétiques qui furent évoquées dans la presse devaient remplir également une autre condition impérative et obligatoire : remporter le titre de champion de France de la Division 1 avant une validation définitive de ces clubs par la CNSCG.
Or, cette saison, le club de Tours a curieusement gardé le silence sur les véritables intentions qu’on lui prêtait et a été éliminé de toute façon en demi-finales par le club de Cholet en trois matches. Par ailleurs, le club de Dunkerque, le seul à avoir déposé un dossier validé avec des garanties financières et administratives, a été également écarté sportivement en quatre matches par le club de Caen en demi-finales. Exit donc les « Remparts » et les « Corsaires » qui n’avaient pas de toute façon l’intention réelle de monter immédiatement dans la Ligue Magnus, mais avaient juste pris acte pour un futur sportif plus lointain. Ce fut notamment le cas du club de Dunkerque qui attend l’inauguration de la future salle « Boreal » qui accueillera les matches de hockey sur glace (4000 places) mais aussi de hand-ball et de Basket (5000 places) dont l’ouverture est prévue dans la seconde moitié de l’année 2028.
 
ALORS, LA MONTÉE EN LIGUE MAGNUS, C’EST POUR CAEN ?
 
Il restait donc la promotion éventuelle du Club de Caen, classé premier de la saison régulière et qualifié pour la série finale des play-offs avec Cholet. Mais le vice-champion 2026 de la Division 1 a été vite exclu car ce fief normand avait décidé de toute façon de renoncer à envoyer la seconde partie de son dossier administratif nécessaire à une éventuelle montée dans Ligue Magnus. D'un point de vue financier, le club du Calvados a reconnu en toute franchise que sa candidature, un peu trop hâtive et spontanée, était devenue rapidement un simple témoignage symbolique de son ambition à long terme car il ne pourra pas évoluer encore dans l'élite.
Comme on a pu l’entendre dans les divers médias locaux de l’ouest qui s’intéressent au hockey sur glace, la montée en Ligue Magnus ce n'est pas encore pour tout de suite pour les « Drakkars » de Caen. Ni pour la saison prochaine, ni probablement pour les suivantes. En effet, on a appris que le club de Caen ne déposerait pas la suite du dossier administratif pour accéder à l'échelon supérieur. Pour évoluer dans la Ligue Magnus et obtenir un budget plus conséquent, il devait impérativement générer beaucoup plus de recettes que celles dont il bénéficie actuellement ce qui implique accueillir plus de spectateurs et de partenaires dans les gradins de sa patinoire baptisée du nom bucolique de « Caen la mer ». Or la communauté urbaine, propriétaire de la patinoire, n’a pas prévu de travaux pour tout de suite.
 
UN SÉLECTION PLUS STRICTE POUR ÉVITER UNE NOUVELLE HÉCATOMBE
 
Interrogé par la radio Francebleu Ici, Christophe Lanes (photo ci-contre), le président du Hockey Club de Caen, a profité de cette interview pour expliquer qu’il voit les choses avec prudence et pragmatisme : « Tant que le projet d'agrandissement des tribunes est au point mort, il est impossible pour mon équipe d'envisager la montée. Aujourd'hui, notre budget est d'environ 1,7 million d'euros. Pour être serein en Ligue Magnus, il faudrait quasiment ajouter un million d'euros supplémentaire à notre budget. Or, notre projet à court terme serait seulement de générer quelques centaines de milliers d’euros supplémentaires pour tenter de survivre dans ce championnat professionnel. Il n'y a donc pas de mystère. Soit on vend nos places très chères en tribune et on double le prix des partenariats en prenant le risque que plus personne n’accepte de nous suive. Ou bien on arrive à générer plus de revenus dans la patinoire en augmentant le nombre de spectateurs et de prestations. Sauf qu'aujourd'hui, cette deuxième option n'est pas possible. »
Alors que le club joue déjà régulièrement à guichet fermé et a une longue liste d'attente de partenaires selon le président de Caen, ce dernier assure que son club ne peut pas générer plus de recettes avec ses moyens actuels. « Si on ne change pas d'outil, c'est absolument impossible », dit-il avec réalisme. Pour le moment, les conditions ne sont donc pas réunies pour la montée.
Ce constat pourrait générer beaucoup de frustration en cas de nouvelle victoire des Drakkars en play-offs les saisons prochaines. « Aujourd'hui, c'est vrai que c’est agaçant mais cela ne m'empêche pas de dormir, confie le président. Mais il y aura surtout de la frustration le jour où on aura disputé quatre finales d'affilée et remporter deux titres en Division 1. »
 
ON A ÉVITÉ UNE NOUVELLE RÉACTION EN CHAINE MAIS À QUEL PRIX ?
 
En résumé, si la promotion dans la Ligue Magnus professionnelle devient désormais problématique et si difficile à obtenir, c’est d’abord et avant tout à cause d’un contrôle financier fédéral beaucoup plus rigoureux qu’on ne peut pas blâmer car il évite de reproduire la véritable hécatombe à laquelle on a pu assister dans les années 1990. On se souvient qu’à l’époque presque tous nos grands clubs en ont été victimes. Ces faillites à répétition ont touché durablement et sans distinction des clubs évoluant à tous les niveaux. C’est ainsi que les clubs les plus riches, qui sont théoriquement les plus solides financièrement, n’ont pas été épargnés. Il faut se souvenir que dans la Ligue Magnus, pas moins de cinq champions de France en titre ont été mis en liquidation judiciaire ou ils ont échappé de peu à la faillite juste après avoir fêté leurs sacres. Ces champions n’ont donc pas eu le temps de savourer bien longtemps leurs victoires car ils sont descendus brutalement de leur piédestal.
Souvenez-vous, ce fut le cas du club du Mont-Blanc en 1989, Grenoble en 1991, Rouen en 1996, Reims en 2002 et Mulhouse en 2005. A cause de la rétrogradation provisoire mais spectaculaire de ces cinq champions de France, l’image et la crédibilité du hockey sur glace français en avaient pris un sacré coup !
Les quatre clubs qui ont réussi entre-temps à remporter également la Coupe Magnus, à savoir Brest, Gap, Amiens et Briançon, ont été eux-aussi victimes à un moment donné de sérieux problèmes de trésorerie et ont vacillé dangereusement. C'est ainsi que le club de Brest par exemple s'est volontairement sabordé après son deuxième titre remporté en 1997 tout comme les Français volants de Paris en 1989. Sans oublier que, malgré une meilleure régulation financière imposée par la CNSCG, les autres clubs évoluant dans le championnat de France élite ont connu à leur tour plus récemment de gros soucis financiers. A tel point que certains ont été contraints de déclarer forfait et se sont donc retirés de la compétition comme Dijon en 2017, Epinal en 2018 puis Lyon en 2019. C’est bien la preuve que la situation demeure encore très fragile.
 
LE RAPPORT « QUALITÉ-PRIX » DE LA DIVISION 1 PLUS ATTRACTIF ?
 
Mais, il y a un autre phénomène à prendre en compte car il se développe de plus en plus au détriment de l’élite professionnelle de notre discipline considérée trop à risque car coûteuse, c’est l’augmentation progressive du nombre de clubs qui privilégient désormais volontairement uniquement la pratique du hockey loisir.
D’autres préfèrent se contenter d’évoluer sans trop de risques financiers dans les trois divisions inférieures en Division 1, Division 2 et Division 3. Certains présidents de clubs, notamment ceux de la Division 1, se sont rendus compte que le rapport « qualité-prix » était finalement beaucoup plus intéressant dans leur championnat de France grâce à une compétition plus équilibrée et attractive.
« Même si on postule pour monter dans l’élite, il faut reconnaître que nous sommes bien mieux pour l’instant en Division 1 car on évite ainsi de prendre des raclées dans la Ligue Magnus ce qui serait le cas tant que nous n’avons pas le budget pour être compétitif à ce niveau » explique Franck Vanworhoudt, le président du club de Dunkerque.
Mais c’est avant tout le problème financier qui est déterminant. C’est ainsi qu’au lendemain du sacre des Lynx de Valence en Division 2 cette saison, la question de la montée à l’échelon supérieur était également sur toutes les lèvres des supporters valentinois. Le président du club de la Drôme, Guillaume Plenet, a déclaré devoir trouver 400 000 euros d’ici le 15 juin prochain pour être compétitif dans la Division 1. Si ce n’est pas le cas, il ne prendra aucun risque pour ne pas mettre en péril le club qui vient de fêter ses 50 ans à la fin du mois d’avril en remportant pour la première fois de son histoire sa première série finale en Division 2 face à Montpellier.
J’ajoute qu’en permettant aux clubs les plus ambitieux de pouvoir recruter jusqu’à dix renforts étrangers dans leurs équipes, notre discipline a perdu, à mon grand regret, une grande partie de son âme pour offrir désormais un spectacle, certes attractif, mais qui est produit presque uniquement par des mercenaires interchangeables parmi lesquels nos hockeyeurs nationaux ne font souvent que de la simple figuration quand ils n’ont pas eu la chance de partir à l’étranger. Le seul avantage des meilleurs hockeyeurs français qui doivent rester dans notre pays (JFL), c’est qu’ils peuvent se monnayer à un bon prix car c’est une denrée trop rare donc très recherchée.      
 
 




Depuis plus de quarante ans Tristan Alric a été l’acteur et le témoin privilégié de l’évolution du hockey sur glace en France. D’abord comme joueur puis comme arbitre. Ensuite, en devenant le journaliste spécialiste du hockey sur glace dans le quotidien sportif L’Equipe pendant plus de vingt ans. Auteur de nombreux livres et d’une récente encyclopédie qui font référence, Tristan Alric a marqué également l’histoire du hockey français en étant le créateur de la Coupe Magnus et des divers trophées individuels. Avec un tel parcours, il est donc bien placé pour avoir une analyse pertinente sur notre sport favori. Le site Hockey Hebdo est donc heureux de lui permettre de s’exprimer régulièrement dans cette rubrique.
 
 


Photo hockey Ligue Magnus - Ligue Magnus - LA PROMOTION EN MAGNUS DEVIENT ILLUSOIRE !


 
 
 
© 2026 Hockeyhebdo.com - Reproduction totale ou partielle interdite sauf autorisation des auteurs.
 
Retour
 
 
Réactions sur l'article
 
 
Afin de poster un commentaire, identifiez-vous.

     

...Bitte wählen Sie Ihre Sprache... Choose your language in just one click... Choisissez votre langue, clic plus haut...