POURQUOI VALENCE MONTE BIEN EN DIVISION 1
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Dans ma Tribune publiée à la fin du mois d’avril, j’expliquais que la promotion en Ligue Magnus est devenue, me semble-t-il, illusoire. Mais, j’avais pris soin d’ajouter qu’un problème risquait également de se poser la saison prochaine à un niveau inférieur. En effet, dans mon article j’écrivais aussi : « C’est ainsi qu’au lendemain du sacre des Lynx de Valence en Division 2 cette saison, la question de la montée à l’échelon supérieur était aussi sur toutes les lèvres des supporters valentinois. Le président du club de la Drôme, Guillaume Plenet, a déclaré devoir trouver 400 000 euros d’ici le 15 juin prochain pour être compétitif dans la Division 1. Si ce n’est pas le cas, il ne prendra aucun risque pour ne pas mettre en péril le club qui vient de fêter ses 50 ans à la fin du mois d’avril en remportant pour la première fois de son histoire sa première série finale en Division 2 face à Montpellier. »
Le suspense aura duré moins longtemps que prévu puisque, dès la fin du mois de mai, le club de la Drôme a publié un communiqué officiel pour annoncer, avec beaucoup d’enthousiasme, que finalement les « Lynx » disputeraient bien le championnat de France de la Division 1 lors de la prochaine saison 2026-2027.
Si cette annonce est un beau cadeau d’anniversaire bien mérité sur le plan sportif, comment expliquer ce revirement alors que la promotion du club de Valence semblait assez peu probable compte-tenu de sa trésorerie encore trop modeste ? Si j’en crois les confidences que j’ai pu recueillir en me rendant moi-même dans la patinoire de Valence (sur invitation du club), ses nombreux supporters et la plupart de ses dirigeants étaient pourtant résignés et semblaient s’être déjà fait une raison.
LE CLUB DE LA DRÔME VA POUVOIR DOUBLER SON BUDGET
L’explication vient du fait que le président Guillaume Plenet, galvanisé par le titre de champion de France en Division 2, n’a pas voulu s’avouer vaincu et a bien eu raison de forcer le destin. Ce dernier explique : « Bien entendu, le comité directeur du club a pris le temps pour évaluer l’impact financier d’une montée en Division 1 sans déséquilibrer la structure de notre club. Il fallait à tout prix trouver une garantie financière supplémentaire. Notre maire, Nicolas Daragon, mais aussi nos élus, l’agglomération de Valence Roman et notre département, nous ont tous assuré de leur soutien avant de prendre une décision aussi importante.
Cette promesse d’aide s’est traduite concrètement par une confirmation du doublement des subventions qui s’élevaient jusqu’à présent à 125 000 euros. Grâce à ce gros coup de pouce, du département et de l’agglomération, le club de Valence peut compter sur un nouveau total de 250 000 euros. A cela, il faut ajouter la promesse des divers partenaires des « Lynx » de continuer à soutenir également le club de la Drôme (ils sont une quarantaine au total) ce qui permet d’espérer que le budget global du club dépasse la barre des 400 000 euros la saison prochaine.
« Grâce à notre titre en Division 2, il y a un engouement tel à Valence que de nouveaux partenaires avec des entreprises plus importantes sont prêts également à nous soutenir, explique le président. C’est compréhensible dans la mesure où nous allons évoluer dans un championnat semi-professionnel avec un nombre de matches à domicile qui va passer de neuf à quinze durant la saison face à de grosses équipes qui vont attirer un public plus nombreux. Nous sommes convaincus que nous auront plusieurs matches à guichets fermés. Vous savez, nous avons envie de montrer à nos futurs adversaires que les Lynx ont des ambitions en faisant un effort important notamment sur la formation. J’en profite pour dire à vos lecteurs que nous sommes en pleine phase de recrutement surtout concernant les JFL. Alors, s’il y a des candidats, qu’ils se manifestent ! »
De gauche à droite, le président Guillaume Plenet, Arnaud Lazzaroni capitaine, Tristan Alric et Jan Doulhy l’entraîneur.
UNE PROMOTION REFUSÉE POSAIT UNE PROBLÈME RÈGLEMENTAIRE
Le sujet financier n’était pas le seul problème à régler pour le club de Valence. En effet, il faut savoir que concrètement, dans le règlement de la FFHG, si un club est champion de la Division 2 et qu’il décide de ne pas monter en Division 1 sans motif lié à une décision de la CNSCG, il s’expose en principe à une sanction financière de 4000 euros ainsi qu’à l’interdiction de disputer les phases finale la saison suivante. De plus, il est possible que le club soit même éventuellement relégué en Division 3 s’il n’y a plus de places disponibles après la montée des promus.
Mais dans les faits, ces scénarios sont très rares car le Bureau Directeur peut toutefois aménager ces sanctions en tenant compte des circonstances particulières du dossier.
Le président Guillaume Plenet n’avait pas envisagé une seule seconde cette hypothèse comme il le confie : « Après avoir obtenu les garanties de nos différents soutiens locaux, nous nous sommes entretenus avec la CNSCG afin de valider que notre budget prévisionnel était cohérant pour permettre cette promotion. Comme ce fut le cas, après des discussions avec notre coach Jan Doulhy et d’un commun avec le Comité directeur, comme je l’ai déjà dit dans notre communiqué de presse, nous sommes fiers et heureux d’annoncer notre volonté de participer au championnat de France de la Division 1 la saison prochaine. C’est un honneur d’évoluer à nouveau dans le deuxième niveau du hockey sur glace français où, après avoir mis toutes les chances de notre côté, on va, je l’espère, pouvoir rivaliser avec les quinze équipes qui seront dans une poule unique. » Rappelons que le club de Valence avait déjà évolué pendant dix ans en Division 1 de 2002 à 2012.

L’équipe des Lynx de Valence sacrée championne de France de la Division 2
POUR LES 50 ANS : UN BUFFET CAMPAGNARD SUR LA GLACE !
Les dirigeants de Valence m’ayant invité à participer à la cérémonie du cinquantième anniversaire du club de la Drôme, qui s’est déroulé le jeudi 30 avril, j’ai pu me rendre compte sur place de l’engouement extraordinaire que suscite le hockey sur glace dans cette ville de la vallée du Rhône. De nombreux dirigeants, joueurs et entraîneurs des « Lynx » représentant toutes les générations n’ont pas hésité à marquer le coup en traversant parfois la France pour venir participer à cet événement exceptionnel qui s’est transformé en un spectacle visuel et sonore assez amusant et surtout assez inhabituel.
En effet, l’image qui m’a le plus marqué lors de cette soirée festive, ponctuée de petits matches de jeunes et d’anciennes « légendes », c’est le grand repas collectif qui a regroupé plus de 500 personnes et qui s’est déroulé de façon assez inattendue carrément sur la glace de la patinoire ! Pour l’occasion, des tables et un bar-restaurant provisoires avaient été disposés sur un grand tapis isolant.
Bref, l’ambiance de cet anniversaire très bon enfant fut d’autant plus inoubliable qu’il coïncida, cerise sur le gâteau, avec le premier titre historique de champion de France remporté par le club en Division 2. Cette manifestation, portée par Kamel Souala le responsable des U18, a permis de croiser de nombreuses personnalités du club de hockey sur glace de Valence comme le couple emblématique formée par Max Lazzaroni et son épouse Marie-Josèphe qui sont non seulement des supporters actifs, mais aussi les parents de trois fidèles hockeyeurs des Lynx : Xavier (l’aîné), Jerôme (le cadet) et Arnaud (le capitaine de l’équipe) qui ont également la particularité d’être tous les trois des défenseurs dans la formation sénior.
Reste maintenant à savoir si la saison prochaine le sympathique club de Valence parviendra à confirmer son beau parcours pour rester au moins aussi longtemps dans la Division 1 comme lors de son premier passage à ce niveau pendant dix ans entre 2002 et 2012.