HH : Laurent, vous avez connu Lyon comme joueur au CPL. Aujourd'hui, vous revenez dans la ville et dans le hockey lyonnais comme manager général du LHC. Que représente pour vous ce retour après toutes ces années ?
Laurent Perroton : Ça représente avant tout une grande fierté.
Lors des premières discussions, évidemment qu'il fallait que je trouve des solutions dans mon emploi du temps, dans mes engagements en Suisse, pour pouvoir me libérer de certains d’entre eux.
Lorsque je suis revenu là, ayant été un vrai Perrachois en habitant de nombreuses années cours Charlemagne avec mes parents, mon père qui a joué dans ce lieu, mon grand-père a été dirigeant alors quand je suis rentré dans la patinoire. J'ai ressenti quelque chose d'irrationnel en termes d'émotion.
Du coup, l'adjectif que je définirais, c'est
une grande fierté.
LE CHEMIN PARCOURU
HH : Lorsque vous mesurez le chemin parcouru depuis vos années de joueur à Lyon jusqu'à vos responsabilités actuelles, quel regard portez-vous sur cette évolution ?
LP : La chance que j'ai eue dans cette évolution, c'est d’aller dans un pays de hockey, la Suisse, parce que j'arrivais de Magnus, j'arrivais de Gap. J'ai tellement appris de choses là-bas dans les formations d'entraîneurs en Suisse. Il faut savoir que lorsque tu passes ton diplôme, si tu ne fais pas tes cours de répétition chaque année, tu perds ces diplômes-là. Donc tu es constamment au goût du jour et à la pointe de ce qui se fait de nouveau dans le hockey sur glace en Europe et dans le monde.
Le regard que je porterais sur ma carrière, c'est que j'ai toujours eu l'envie d'apprendre, la soif d'apprendre, et la Suisse me correspond vraiment par rapport à cela.
Du coup, ça m'a permis d'évoluer, d'apprendre plein de choses dans différents corps de métier finalement, puisque j'étais directeur sportif, manager général, j'étais entraîneur, j'étais coach de coachs.
Je le suis toujours, je fais des formations pour les entraîneurs. Donc ça a ouvert beaucoup de possibilités et également dans les médias.
Donc oui, c'est vrai que si je n'avais pas eu l'opportunité d'aller en Suisse et puis un peu un titre au départ pour faire sa place, je ne pense pas que j'aurais pu avoir toute cette panoplie dans mes compétences.
L'EXPERIENCE EN SUISSE
HH : Vous avez construit une partie importante de votre carrière dans le hockey suisse. Qu'est-ce que cette expérience vous a appris professionnellement, mais aussi humainement ?
LP : Ça m'a appris humainement — je vais commencer par humainement parce que pour moi c'est très important — à avoir de la sagesse, mais surtout d'être toujours positif.
On ne se plaint pas en Suisse. On essaie toujours de trouver les choses positives dans les personnes lors des situations conflictuelles pour pouvoir avancer.
Et c'est ce que j'essaie d'influer ici à Lyon. Je trouve qu'ils sont très bons là-dessus.
Après, professionnellement, ce que ça m'a apporté, c'est de vivre de ma passion dans un vrai pays de hockey avec des moyens financiers conséquents.
J'ai pu aussi vivre mes rêves, voyager avec ma famille… et avoir la sensation d'être dans un vrai corps de métier par rapport à la rémunération et au contrat que j'ai pu avoir.
Pourquoi conserver ce lien avec la Suisse ?
HH : Même en rejoignant le LHC, vous conservez des activités de consultant auprès de différentes structures suisses. Pourquoi est-il important pour vous de conserver ce lien avec le hockey helvétique ?
LP : Parce que j'ai construit 23 ans de ma vie là-bas. Ma famille est encore à Genève, mon fils joue encore à Genève, le dernier, et puis surtout ça me permettait d'avoir encore des contacts.
Et ça revient à votre première question : je veux toujours apprendre des choses.
Le fait d'être avec quelques fonctions avec un taux très régulier, cela me permet d'accéder aux formations et d'aller à des « cours de répétition » et de continuer à engranger de l'expérience et des connaissances que je veux transmettre dans le club où j'ai été engagé.
Le hockey suisse, une source d'inspiration ?
HH : Vous connaissez aujourd'hui particulièrement bien le hockey helvétique. Quelles sont, selon vous, les choses que le hockey français pourrait observer ou apprendre de ce qui se fait en Suisse ?
LP : Pour ce qui se fait de mieux en Europe, c'est la qualité des formations des entraîneurs.
Il y a un véritable suivi, un véritable profilage. Donc on a tout de suite la sensation de savoir où on va et qu'est-ce qu'on va apprendre dans la planification de carrière.
Et puis après, tout ce qui est plus spécifique à la glace, c'est le nombre de patinoires, le nombre de créneaux à disposition, le nombre d'entraîneurs à disposition, les moyens financiers, qui sont tellement différents. Donc là, c'est difficile de régater (rivaliser).
Et je dirais la même chose pour les meilleurs joueurs que j'ai pu avoir à disposition : c'est la possibilité d'aller dans des « centres libres » (structure d’accueil libre) où il y a des filets. Vous pouvez jouer au hockey quand vous avez 6 ans avec des gamins de 15 ans, et c'est là que vous apprenez finalement sans entraîneur. Là où il y a beaucoup de « hockey sense », d'intelligence de jeu, un peu de force aussi, parce que tu joues avec des plus vieux, dans un cadre où il n'y a pas de structure finalement.
C'est là souvent que j'ai découvert de merveilleux joueurs, qu'il a fallu structurer tactiquement, mais qui étaient très, très complets au niveau individuel, au niveau technique.
Donc voilà, c'est ça : c'est un vrai pays de hockey.
Et ils ont la chance d'avoir beaucoup de structures, ce qui n'est pas le cas chez nous.
LE LHC AUJOURD'HUI
HH : Vous retrouvez un club que vous connaissez, mais avec un regard complètement différent. Quel est votre état des lieux du LHC aujourd'hui et quelles sont vos premières priorités ?
LP : Alors, l'état des lieux, j'ai trouvé un club avec finalement pas mal de bénévoles, énormément de gens qui sont investis.
Quand on voit la popularité de la première équipe pendant les matchs amicaux, j'étais très, très étonné de voir autant de monde. Il y a beaucoup de choses qui gravitent.
Aujourd'hui, ce qui est important, c'est de profiler les gens, de les mettre à la bonne place, de développer certaines choses dans la « période Junior ».
On a déjà des axes de priorité, on a déjà commencé à travailler sur certaines choses.
Dans la structure, c'est d'amener un peu plus de professionnalisme à tous les étages et surtout essayer d'avoir de vrais joueurs issus de notre formation, qui intègrent la première équipe.
Le premier enseignement, c'est de voir un U18 Noah Tourneur qui fait les matchs de préparation avec la première équipe. Pur produit lyonnais, notre formation issue des sections sportives, qui fait que cela amène beaucoup d'espérance et de travail auprès des autres joueurs de sa génération ou des plus jeunes.
Amener cette identité.
Je le redis, à chaque fois que je suis rentré sur cette glace à Charlemagne avec la première équipe, c'était un sentiment indescriptible parce que j'avais été formé là, j'avais ma famille qui était là, mes amis qui étaient là. Et ça, c'est quelque chose que je n'ai retrouvé nulle part ailleurs et c'est ce que je veux essayer de transmettre.
Cela se passe par beaucoup de petits détails que l'on ne voit pas forcément, qu'on va voir au fur et à mesure des années sur la structuration, que ce soit dans les bureaux, la structuration sur la glace, la structuration dans la continuité entre les corps de métier.
Il y a plein de petites choses que j'ai déjà vécues dans différents clubs en France, à Nice par exemple, et puis en Suisse avec différents clubs. Je sais où on va et je pense que ça va prendre un peu de temps.
Par contre, j'ai été favorablement surpris sur la qualité de certains de nos jeunes.
LE PROJET DU LHC
HH : Au-delà des résultats immédiats, quels projets souhaitez-vous construire pour le LHC dans les prochaines années ?
LP : Il y en a plusieurs.
Déjà, le premier projet, on parle à moyen terme, c'est d'arriver avec la première équipe à monter au plus haut niveau.
Je pense qu'il est indispensable pour le hockey français d'avoir le LHC en Magnus, par rapport à la structure, à l'infrastructure la patinoire Charlemagne, et par rapport au nombre de personnes qu’il y a au match, par rapport au nombre de licenciés. On est au-dessus de 600 licenciés, donc c'est très intéressant.
Ensuite, je dirais que ce qui est vraiment important sur le moyen terme, c'est de trouver des solutions pour avoir une patinoire d'entraînement, avoir plus de créneaux de glace pour pouvoir développer et avoir encore plus de possibilités pour nos jeunes avec beaucoup d'entraînements.
Quand je vois mon dernier, Mathéo, qui a 6 ans, qui joue à Genève, le nombre d'entraînements qu'il a par semaine en U7, c'est clair qu'à un moment donné, sur toute une carrière d'un « moment junior », en termes de séances, il va tripler les séances par rapport à ce qu'il y a dans un hockey français.
Et puis la concurrence des matchs, etc. Donc il est clair que c'est ça qui est un des axes importants.
Et puis après, bien négocier en termes d'image, qu'on soit un peu plus « place to be ».
Les championnats du monde 2028 et les Jeux olympiques 2030, ce n'est jamais arrivé dans l'histoire de notre sport d'avoir le championnat du monde et les Jeux olympiques dans la même ville à deux ans d'intervalle.
Donc à nous de surfer un petit peu sur cette vague où on est assez suivi par les médias.
Le sportif et le collectif
HH : Un manager général doit penser à la fois au sportif, au fonctionnement du club et à son développement. Comment souhaitez-vous articuler ces différentes dimensions ?
LP : Il faut être très vigilant sur le développement. Il ne faut pas commencer à regarder le sportif en premier.
Le développement passe par une phase d'apprentissage. Des fois, les résultats sont un peu plus longs à avoir notamment dans la formation. Donc il faut être patient et il faut garder toujours comme axe le développement du club.
Le développement du club ne passe pas forcément au départ par des résultats sportifs ; parce que tu mets des choses en place, parce qu'il y a des nouveautés, des gens que tu vas changer peut-être de catégorie, qui sont peut-être plus adéquats avec une certaine catégorie que l'autre.
Là, la première année, c'est vraiment une identification des forces — et je dis toujours du positif, je ne parle jamais de négatif — des forces et l'utilisation de ces forces à bon escient dans les bonnes catégories et dans le bon fonctionnement du club.
C'est-à-dire que ça peut être aussi dans le back-office, dans d'autres choses.
En tout cas, cela passe vraiment par le développement, par la patience et puis surtout avoir un canevas avec des années où il faut acquérir des choses chaque année.
Je pense que pour vraiment raisonnablement avoir une vue d'ensemble avec ce qu'on veut faire et l'ambition qu'on a à Lyon, je parle de l'ensemble du club à tous les niveaux : tu pourras faire vraiment un bilan au bout de cinq ans.
L'organisation et l'identité du club
Le duo Perroton-Raux
HH : Vous allez travailler au quotidien avec Damien Raux (photo ci-dessous). Comment définissez-vous votre complémentarité et votre façon de travailler ensemble au service des Lions ?
LP : Notre complémentarité, il faut que tout le monde trouve sa place.
Il a longtemps été seul à bord, donc quand il y a une nouvelle personne qui arrive, il faut apprendre à la connaître. Surtout que ce n'est pas lui qui a choisi la personne, donc en l'occurrence moi, et le poste, la création de ce poste.
Mais ça se passe très bien.
Je l'ai vraiment rassuré sur le fait que chacun a son job. Moi, je suis manager, lui, il est entraîneur. Dans la complémentarité, je lui dis ce que je vois, il prend ce qu'il veut. Les résultats de la première équipe qui lui incombent.
Donc, s'il veut mon avis, je lui donne. S'il a besoin de certaines choses, je lui dis ce que j'en pense. A la fin c’est sa décision qui prime.
La seule différence sur les années futures le recrutement a été fait. Je suis un peu intervenu sur la fin, en discussion avec Damien sur certains points.
Mais là, je vais aussi observer l'ensemble de l'équipe et moi, c'est plutôt en tant que manager de discuter avec le coach et d'aller chercher les joueurs susceptibles de nous faire passer encore des paliers, et/ou de confirmer ceux qui sont encore là et qui nous apportent énormément et qui ont encore une marge de progression.
Donc voilà, c'est un petit peu ça : c'est un regard un peu extérieur.
Au quotidien, on est face à face dans le bureau, on s'entend très bien et voilà, il a tout mon soutien.
Les premiers mots que je dis à l'équipe : moi, je suis garant de l'image et l'entraîneur, il est garant du sportif.
Garant de l'image, c'est l'attitude que vous allez avoir dans la façon de travailler, etc.
Et ça, je pourrais intervenir si jamais ça ne me convient pas.
Je refuse qu'il y ait un joueur qui vienne me dire quelque chose sur l'entraîneur. Ça passe par l'entraîneur et, s'il y a des choses à régler et que ça devient compliqué, conflictuel ou qu'il faut trancher, là, à ce moment-là, j'interviens avec l'entraîneur et le joueur.
Mais il y a vraiment une hiérarchie qui est établie avec beaucoup de loyauté et je laisse Damien travailler. Il a fait de très bons résultats depuis qu'il est à Lyon et il a ma confiance absolue.
Les jeunes et l'identité lyonnaise
HH : Quelle place souhaitez-vous donner à la formation, aux jeunes joueurs et plus largement à l'identité lyonnaise dans le projet du LHC ?
LP : C'est très simple, très intéressant cette question, parce qu'on en a beaucoup parlé à l'intersaison dans les projets.
Il y a l'ADN individuel, l'ADN collectif dans l'identité et il y a aussi le projet de jeu.
En fait, ce qu'on a fait, c'est qu'on est parti des « playbooks » de la première équipe et on est descendu jusqu'à U13, à l'inverse, pour avoir vraiment une façon commune de jouer avec une identité individuelle. Qu'est-ce qu'on veut comme type de joueurs ?
Après, avoir parler de l'identité et de l'ADN collectif, c'est aussi tout ce qui est couleur.
Quand je suis arrivé, j'étais un peu dérangé par la couleur des casques. Là, maintenant, je veux que tout le monde porte un casque de couleur rouge, tout le monde porte un short de couleur bleue…
J'étais un peu dérangé par les entraîneurs aussi. On a énormément de bénévoles, mais on a habillé un peu tout le monde. On est tous en bleu marine, on est tous habillés pareil.
L'idée, c'est d'essayer de faire un shooting dans la patinoire de tout le monde avec le logo, etc. On a rajouté un peu des logos partout.
Il est très important, quand je suis dans la patinoire, par exemple à Lyon en tant que manager, d'avoir toujours un vêtement avec le logo frappé sur le cœur.
Et ça, c'est quelque chose qui me paraît normal parce que je suis Lyonnais et que je suis très heureux d'avoir cet emblème sur le cœur.
C'est important aussi ce qu'on renvoie.
Donc tout cet ADN-là, le respect des locaux, tous les entraîneurs maintenant ont une place avec un ordre de place.
Quand les jeunes viennent, parce qu'on a la possibilité de la salle de force, la salle de musculation chez nous, elle est accessible à tous. Il est important que ça soit bien rangé puisque c'est ce qu'on leur demande aussi de respecter le matériel. On a deux préparateurs physiques et du coup, ceux qui passent par ces locaux ou devant ce qui compte c’est l’image que l’on veut renvoyer, en fait l’ADN et ses couleurs.
Quel type de joueur on veut à titre individuel, quel type de joueur on veut collectivement et quel type de joueur on veut dans l'identité et dans le respect de notre logo et la passion du hockey.
Donc c'est ce qu'on a déterminé et c'est ce que j'ai présenté aux parents lors d'une séance extraordinaire en début de saison. On essaye d'aller dans ce train-là avec de nombreuses choses qui ont été mises en place.
D'ailleurs, sur le site Internet du Lyon Hockey Club, on retrouve le projet sportif. On retrouve tous les stages, tout ce qu'on met en place. On retrouve aussi certaines choses sur l'équipement, etc.
On essaye de mettre une multitude de choses en place avec un véritable suivi pour que les parents s'y retrouvent, les adhérents aussi, puis qu'on arrive à créer une équipe avec pas mal de joueurs issus dans notre formation.
Les supporters et le hockey lyonnais
HH : Le LHC possède un public attaché à son club. Quel rôle souhaitez-vous donner aux supporters ? Et plus largement, comment souhaitez-vous renforcer le lien entre le LHC et le public lyonnais ?
LP : Oui, d’avoir des Partisans (Supporters), c'est très important.
A Lyon, on a plusieurs groupes de supporters.
Donc, à chaque match à domicile, je vais à la rencontre de ces personnes-là pour apprendre à les connaître, pour connaître aussi leurs besoins, connaître aussi l'amour et ressentir la passion qu'ils ont pour le hockey.
L'idée, c'est de trouver des synergies pour que tout le monde s'y retrouve. En tout cas, il y a eu un gros travail d'effectué à ce niveau-là.
On voit qu'avec, par le biais du merchandising… c'est très important par rapport à l'identité il y a une vraie continuité. Je découvre un peu tout cela.
Il y en a des supporters que j'ai retrouvés qui étaient déjà là quand je jouais ce qui fait qu’il y a vraiment une attache profonde à ce club. Du coup, c'est de très bon augure.
De plus, quand on voit un vendredi soir, au mois d'août, en pleine vacances scolaires, une affluence à plus de 2 200 spectateurs contre une équipe de deuxième division, je me dis qu'il y a quand même un potentiel public très important à Lyon.
Un retour qui était aussi un rêve
HH : Lorsque vous étiez jeune joueur à Lyon...
Lorsque vous repensez au jeune Laurent Perroton que j'ai connu joueur à Lyon, auriez-vous imaginé qu'un jour vous reviendriez ici avec la responsabilité de manager général du LHC ?
LP : Oui et non.
Non, parce que j'étais turbulent, j'étais un joueur dynamique, j'étais un joueur qui pouvait des fois être pénalisé.
Et du coup, j'avais beaucoup de caractère. Peut-être que ça, dans un rôle comme j'ai à l'heure actuelle, ça aurait pu poser un problème.
Après, les années sur le territoire helvétique m'ont beaucoup fait changer ma façon d'être.
Mais au fond de moi — et c'est pour ça que je dis oui également — c'était mon rêve de revenir et de rendre tout ce que le club m'a apporté.
Et le club m'a apporté quoi ? Il m'a permis de jouer au hockey, il m'a permis de me développer, il m'a permis de jouer avec la première équipe et il m'a surtout permis de commencer à entraîner les jeunes.
Et c'est ma vocation d'entraîneur et ma passion pour le hockey.
Elle a démarré à Lyon avec, à l'époque, l'école de hockey, puis après U7, U9 et puis surtout j'ai eu longtemps des U13. C'est là que ça a commencé l'aventure.
Donc de revenir en étant formateur de coach en Suisse et de pouvoir transmettre ça, c'est un réel plaisir. Voilà, dans le fond de ma tête, j'y pensais à ce retour éventuel. Le retour, j'en avais déjà parlé avec le président Fabrice Barravaglio plusieurs fois parce que j'ai eu Enzo au Pôle France au Mont-Blanc lorsque j'ai eu une année le HC 74.
On s'est rencontrés plusieurs fois au cours des années et j'avais toujours dit qu'un jour j'aimerais revenir.
Et là, ça s'est goupillé rapidement. Il y a eu des événements qui ont fait que ça m'a encore plus motivé. Et donc la réponse, finalement, elle est quand même oui, parce que j'ai toujours espéré revenir un jour.
HH : Laurent, Hockey Hebdo, te remercie pour nous avoir accorder un peu de temps de votre emploi du temps bien chargé pour cet entretien un peu longuet.
Laurent Perroton : Merci à vous, se fut avec plaisir.
A SUIVRE
LA DEUXIEME PARTIE DE CET ENTRETIEN
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